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22 juin 2026

Comment financer la formation de ses collaborateurs ? OPCO, CPF et solutions pour les entreprises

Formation professionnelle

Comment financer la formation de ses collaborateurs ?

OPCO, plan de développement des compétences, CPF co-construit, formation certifiante : les entreprises disposent de plusieurs leviers pour former leurs équipes sans subir la formation comme une simple dépense.

À retenir : financer la formation des collaborateurs ne consiste pas seulement à “trouver une prise en charge”. La bonne stratégie consiste à articuler les besoins de l’entreprise, les obligations réglementaires, les projets professionnels des salariés et les dispositifs mobilisables.

Dans un contexte où les métiers de la banque, de l’assurance, de la finance et du patrimoine évoluent rapidement, la formation des collaborateurs est devenue un sujet stratégique. Réglementation plus dense, attentes clients plus fortes, digitalisation des parcours, montée en puissance de l’intelligence artificielle : les entreprises ne peuvent plus se contenter de former “quand il reste du budget”.

Pourtant, une question revient très souvent : comment financer la formation de ses collaborateurs sans alourdir excessivement les charges de l’entreprise ? La réponse dépend de plusieurs critères : la taille de l’entreprise, son secteur d’activité, la nature de la formation, son caractère obligatoire ou non, son éventuelle certification, ainsi que le projet professionnel du salarié.

1. Le plan de développement des compétences : le socle de la stratégie formation

Le premier levier à connaître est le plan de développement des compétences. Il permet à l’employeur d’organiser les actions de formation nécessaires à l’adaptation des salariés à leur poste, au maintien de leur employabilité et au développement de nouvelles compétences.

Concrètement, l’entreprise identifie ses besoins : conformité réglementaire, montée en compétence commerciale, maîtrise de nouveaux produits, amélioration de la relation client, acculturation à l’IA, professionnalisation des équipes support ou accompagnement d’une mobilité interne.

Ce plan peut intégrer des formations obligatoires, comme les heures réglementaires en assurance, banque, immobilier ou intermédiation, mais aussi des formations plus structurantes : habilitations, parcours métiers, formations certifiantes ou accompagnement à la reconversion interne.

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l’OPCO peut, selon les critères de branche et les fonds disponibles, contribuer au financement des coûts pédagogiques. Il est donc essentiel de se rapprocher de son opérateur de compétences avant l’inscription, car les règles de prise en charge varient selon le secteur, la taille de l’entreprise et la nature de l’action.

Bon réflexe : ne pas attendre la fin de l’année pour bâtir son plan de formation. Les enveloppes OPCO peuvent évoluer et certaines prises en charge sont plus faciles à obtenir lorsque le dossier est anticipé.

2. Les OPCO : un financement à activer avec méthode

Les OPCO accompagnent les entreprises dans le financement de la formation professionnelle. Leur rôle est particulièrement important pour les TPE et PME, qui n’ont pas toujours les ressources internes nécessaires pour structurer une politique formation complète.

Le réflexe le plus efficace consiste à raisonner en trois étapes. D’abord, identifier l’OPCO compétent. Ensuite, vérifier les critères de financement applicables : plafond horaire, durée maximale, priorité de branche, formation éligible, justificatifs demandés. Enfin, déposer le dossier avant le démarrage de la formation lorsque cela est requis.

Une erreur fréquente consiste à choisir une formation, inscrire le salarié, puis chercher un financement après coup. Dans la pratique, cette chronologie peut fragiliser la prise en charge. Le financement doit être pensé en amont, au même titre que le choix pédagogique.

Les formations à distance, mixtes ou présentielles peuvent être finançables dès lors qu’elles respectent les exigences attendues : programme clair, objectifs pédagogiques, modalités d’évaluation, suivi de l’assiduité, accompagnement pédagogique et attestation de réalisation.

Pour approfondir les dispositifs officiels, l’employeur peut consulter les informations du ministère du Travail sur le plan de développement des compétences : travail-emploi.gouv.fr.

3. Le CPF co-construit : quand l’entreprise et le salarié avancent ensemble

Le compte personnel de formation reste un droit individuel du salarié. Mais il peut aussi devenir un outil de co-construction entre l’entreprise et le collaborateur. C’est particulièrement pertinent lorsqu’une formation sert à la fois le projet professionnel du salarié et les besoins de l’entreprise.

Le principe est simple : le salarié mobilise tout ou partie de ses droits CPF, et l’entreprise peut venir compléter le financement par un abondement. Cette approche est intéressante pour les formations certifiantes, les parcours de montée en qualification ou les projets de mobilité interne.

Dans les métiers réglementés, ce mécanisme peut permettre d’accompagner un collaborateur vers un nouveau niveau de responsabilité : conseiller financier, chargé de clientèle patrimoniale, courtier, conseiller en gestion de patrimoine, responsable conformité ou collaborateur polyvalent banque-assurance.

Le CPF co-construit suppose toutefois une vigilance : il ne doit pas être présenté comme une obligation imposée au salarié. Il repose sur un dialogue clair, une formation pertinente et un projet partagé. L’entreprise y gagne en compétences ; le salarié y gagne en employabilité.

Pour en savoir plus sur cette logique de co-construction, consultez la page officielle de Mon Compte Formation : le CPF co-construit avec le soutien de l’entreprise.

4. La formation certifiante : un investissement RH plus lisible

Toutes les formations n’ont pas le même impact. Une formation courte peut répondre à une obligation immédiate. Une formation certifiante, elle, peut transformer durablement un parcours professionnel.

Pour une entreprise, financer une formation certifiante permet de structurer la montée en compétence, de sécuriser les pratiques, de fidéliser les collaborateurs et de professionnaliser les parcours internes. C’est aussi un signal fort envoyé aux salariés : l’entreprise investit dans leur avenir, pas seulement dans leur conformité.

Dans les secteurs banque, assurance, finance et immobilier, cette logique est particulièrement pertinente. Les collaborateurs doivent maîtriser les fondamentaux réglementaires, comprendre les produits, adopter les bons réflexes de conseil, documenter leurs pratiques et répondre aux attentes d’une clientèle mieux informée.

Le Diplôme Conseiller Financier proposé par H24 Campus s’inscrit précisément dans cette logique : former des professionnels capables d’accompagner les clients dans leurs projets financiers, patrimoniaux, assurantiels et immobiliers, avec une approche structurée et conforme.

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5. Les formations obligatoires : une dépense à transformer en levier de performance

Dans les métiers réglementés, certaines formations sont obligatoires : DDA, IOBSP, CIF, LCB-FT, immobilier, conformité, connaissance client, devoir de conseil. Trop souvent, elles sont perçues comme une contrainte administrative.

C’est une erreur. Bien conçue, une formation réglementaire peut devenir un outil de performance. Elle permet d’actualiser les connaissances, d’éviter les mauvaises pratiques, de sécuriser les équipes commerciales et de renforcer la qualité du conseil.

L’enjeu n’est donc pas seulement de “faire ses heures”. L’enjeu est de choisir des formations utiles, contextualisées, adaptées aux métiers exercés et capables de produire des réflexes opérationnels.

Pour aller plus loin, H24 Campus publie régulièrement des contenus sur les enjeux de formation, de conformité et d’évolution des métiers financiers. Vous pouvez consulter les actualités du site : les articles H24 Campus.

6. Comment choisir le bon montage financier ?

Le bon montage dépend de la situation. Pour une formation courte, obligatoire ou directement liée au poste, le plan de développement des compétences est souvent le premier réflexe. Pour une entreprise de moins de 50 salariés, l’OPCO peut être sollicité selon les règles applicables.

Pour une formation certifiante, plus longue ou liée à une évolution professionnelle, le CPF co-construit peut être pertinent, notamment si le salarié souhaite s’impliquer dans le projet. Pour une action collective, l’entreprise peut aussi bâtir un parcours interne, former plusieurs collaborateurs en même temps et optimiser son budget en mutualisant les coûts.

La question centrale n’est donc pas seulement : “Qui paie ?” La vraie question est : quel objectif poursuivons-nous avec cette formation ? Respecter une obligation ? Préparer une mobilité ? Sécuriser une activité réglementée ? Développer un nouveau service ? Renforcer la performance commerciale ?

Une fois l’objectif clarifié, le financement devient plus simple à structurer.

Conclusion : financer la formation, c’est piloter les compétences

Financer la formation de ses collaborateurs ne doit pas être abordé comme une formalité administrative. C’est un acte de pilotage RH, commercial et réglementaire.

Les entreprises disposent de plusieurs leviers : plan de développement des compétences, OPCO, CPF co-construit, abondement employeur, parcours certifiants, formations collectives ou formations obligatoires. Le bon choix dépend du besoin, du calendrier, du profil du salarié et de la stratégie de l’entreprise.

Dans les métiers de la banque, de l’assurance, de la finance et du patrimoine, la compétence n’est plus seulement un avantage concurrentiel. Elle devient une condition de confiance. Former ses collaborateurs, c’est donc protéger l’entreprise, valoriser les équipes et améliorer la qualité du conseil délivré aux clients.

Des questions ?

Julie DE PALMA

Directrice commerciale et partenariats

julie.depalma@h24campus.com
05 32 74 83 00

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